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Rapports sexuels sans protection
   Last updated: 16.05.05
 
Les rapports sexuels sans protection sont toute forme de contact sexuel anal, oral ou vaginal où on n’utilise pas de préservatifs masculins ou féminins ou autres barrières similaires. De nombreuses infections sexuellement transmissibles (IST) peuvent être passées par le biais des rapports sexuels sans protection. Un rapport sexuel avec pénétration (l’insertion du pénis dans le corps d’une autre personne) anal ou vaginal représente le risque le plus élevé de IST, cependant, les infections peuvent aussi être transmises par fellation ou cunnilingus (bouche sur organes génitaux) et par contact oral/anal (bouche sur anus). Pour la fellation, certaines personnes utilisent des préservatifs parfumés. Pour la pénétration anale, c’est très important d’utiliser des préservatifs contenant un lubrifiant à base d’eau, vous ne devriez jamais utiliser des lubrifiant à base d’huile car ils affaiblissent le caoutchouc des préservatifs. Les spermicides contenant du nonoxynol-9 doivent être évités car ils irritent et rendent ainsi la transmission du VIH ou de IST plus probable.

Rapports sexuels sans protection avec les personnes séronégatives ou qui n’ont pas fait le test de dépistage
Si vous êtes séropositif(ve), utiliser des préservatifs avec les personnes que vous savez être négatives ou dont vous ne connaissez pas le statut VIH, les protégera contre le VIH et vous protégera tout deux contre les IST. Même si vous prenez des médicaments contre le VIH et que votre charge virale est indétectable, vous aurez peut-être quand même suffisament de virus présent dans les sécrétions sémenales ou vaginales pour passer le VIH. Vous devriez aussi savoir que dans certains pays, y compris certains états des USA, vous êtes obligé(e) d’après la loi de révéler votre séropositivité à vos partenaires sexuels.

Il y a risque de grossesse en cas de rapports vaginaux sexuels sans protection entre les hommes et les femmes. Il y a un risque de transmission au bébé, lorsqu’un homme séropositif a des rapports sexuels sans protection avec une femme séronégative qui est enceinte ou qui allaite. Voir fiche 31, ‘Transmission de mère à enfant’ et 54 ‘ grossesse et contraception’ pour des informations supplémentaires.

Rapports sexuels avec d’autres personnes séropositives
Si vous êtes séropositif(ve) et que vous avez des rapports sexuels avec une personne qui est aussi séropositive, de nombreux experts médicaux et de médecins spécialisés dans le VIH et la santé sexuelle recommandent que vous continuiez à utiliser des préservatifs car:

  • Il y a de plus en plus d’évidences qu’il est possible d’être surinfecté avec de nouvelles souches de VIH, qui peuvent être plus aggressives ou résistantes aux médicaments contre le VIH. Ceci pourrait entraîner l’échec des traitements qui auraient normalement été efficaces. Ceci s’applique aux hommes et aux femmes.


  • Les rapport sexuels sans protection vous exposent au risque d’attraper d’autres infections sexuellement transmissibles. Ceci s’applique aux hommes et aux femmes.


Les infections sexuellement transmissibles (voir fiche info 25 ‘ Herpès’, 57 ‘Chlamydia’, 58 ‘Blennoragie’, 59 ‘Syphilis’, 60 ‘vésicules génitales’, et fiches info 37, Hépatite B’, et 38 ‘Hépatite C’ pour des informations supplémentaires).

Les infections sexuellement transmissibles bactériennes, telles que la blénnoragie ou chlamydia, peuvent être traitées tout aussi facilement et avec succès chez les séropositifs que chez les séronégatifs, si c’est diagnostiqué et soigné. Si ce n’est pas soigné rapidement, cela peut conduire à l’infertilité et dans certains cas peut atteindre les organes internes. La syphilis, particulierement chez les personnes dont le système immunitaire est gravement touché, peut être plus difficile à diagnostiquer et à traiter et peut être plus aggressive lorsque le système immunitaire est endommagé. Il y a eu des éruptions de syphilis, particulièrement chez les hommes gais, en europe de l’ouest et en amérique du nord ces dernières années et les hommes gais séropositifs ont été proportionellement très touchés. En Europe de l’est et dans le reste du monde, la syphilis touche surtout les hétérosexuels et est également liée à un risque accru d’infection au VIH, et aux maladies intraitables ulcéreuse telles que la chancrelle et donovanosis.

Il y aussi les IST virales. L’Herpes génital et les vésicules génitales ne sont pas traitables, même chez les séronégatifs. Bien que ces deux infections répondent au traitement, elles peuvent réoccurer et sont plus difficiles à contrôler si vous avez un système immunitaire gravement endommagé. L’herpès génital est lié à un risque accru de transmission du VIH, surtout si des ulcères sont présents. Certaines souches de virus causant les vésicules génitales ont été liées au développement des cancers de l’anus et du cervix.

Les virus des hépatities A et B et (moins facilement) C peuvent aussi être transmis sexuellement et peuvent être plus compliqués chez les séropositifs. L’hépatite peut abimer le foie, ce qui peut limiter les choix de traitements contre le VIH et peut également vous rendre malade. Il y a des vaccins contre les hépatites A et B mais pas C, qui devraient être disponibles dans votre centre de traitement contre le VIH. On recommande aux hommes gais en particulier de se faire vacciner contre les hépatites A et B. Une fois vacciné, c’est important de vérifier votre immunité aux hépatities A et B régulièrement, car les vaccins n’offrent pas de protection permanente.

Certaines des infections opportunistes qui touchent les séropositifs peuvent être transmises sexuellement. On pense que le sarcome de Karposi est transmis sexuellement sous la forme d’un herpès. Les personnes séropositives et séronégatives peuvent souffrir d’infections de l’intestin telles que Giarda, des amibes (petits parasites qui vivent dans l’intestin et causent des diarrhées), cryptosporidium et microsporidium qui peuvent être transmis via les contacts entre bouche et anus et toutes les activités sexuelles qui peuvent amener à des fèces contaminées à pénetrer la bouche. Ces infections peuvent causer des diarrhées très sévères qui sont particulièrement sévères chez les personnes avec un système immunitaire endommagé.

Avoir une IST active et intraitée augmente la quantité de VIH dans les sécrétions génitales, ce qui rend le VIH plus facile à transmettre si vous avez des rapports sexuels sans protection. On recommande à toutes les personnes sexuellement actives d’avoir des examens réguliers de santé sexuelle. De nombreux centres de traitement du VIH ont aussi des cliniques de santé sexuelle, qui au Royaume-Uni offrent des tests de dépistage et des traitements gratuits et confidentiels.