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La primo-infection
Les premiers mois qui suivent l’infection d’un individu par le VIH sont connus sous le terme de primo-infection ou l’infection à VIH aigue. Lors de l’entrée initiale du VIH dans l’organisme, le système immunitaire n’est pas encore prêt à le combattre ce qui permet au virus de se reproduire en abondance. La charge virale à ce stade de l’évolution du virus est souvent très élevée, parfois même plus élevée qu’à n’importe quel autre stade de l’infection.
La quantité de VIH peut aussi être très élevée dans le lait nourricier, le sperme ou les sécrétions vaginales. Le risque de transmission du VIH est par conséquent plus élevé pendant la primo-infection.
Après l’infection, l’organisme a besoin de plusieurs semaines pour produire des cellules immunitaires capables de reconnaître le VIH et de le détruire, et pour produire des anticorps contre le VIH. La période où les anticorps apparaissent est appelée séroconversion. Lorsque les réponses immunitaires contre le VIH se développent, la charge virale chute à un niveau beaucoup plus bas, connu sous le nom de ‘charge virale d’équilibre’ (set point) qui varie selon les personnes. Cependant, ni le système immunitaire, ni les traitements médicaux disponibles de nos jours, ne peuvent éradiquer le virus une fois qu’une personne a été infectée.
Les symptômes de la primo-infection
Le taux élevé de réplication du VIH et l’activité du système immunitaire, peuvent être à l’origine d’une variété de symptômes similaires à ceux de la grippe ou à toute autre infection virale ordinaire. On les appellent parfois maladie de séroconversion ou syndrôme rétroviral aigu, et ils durent généralement d’une à 2 semaines.
Les symptômes peuvent comprendre : la fièvre, les adénopathies (gonflement des ganglions), un rash cutané, des ulcérations aphteuses de la bouche ou de la gorge, une gorge enflammée et des douleurs musculaires ou articulaires. Au moins 50% des personnes venant d’être infectées présentent ces symptômes, et le chiffre véritable peut être plus élevé. Beaucoup de personnes n’ont aucun symptômes pendant la séroconversion et on ne peut pas faire un diagnostic de VIH sans faire un test de dépistage. Plusieurs études suggèrent que, plus les symptômes de la primo-infection sont importants et prolongés chez les patients, plus l’infection à VIH se développera rapidement vers la maladie du sida.
Traitement de la primo-infection
De nombreux docteurs veulent désormais offrir un traitement à court-terme (3 mois) de trois ou quatre médicaments contre le VIH aux personnes qui ont récemment contracté le VIH, de façon à limiter l’expansion du VIH dans l’organisme et à renforcer la réponse immunitaire contre le VIH.
Les essais thérapeutiques ont démontré que le traitement pendant la primo-infection fait tomber la charge virale à un niveau beaucoup plus bas et réduit la présence de VIH dans les tissues lymphatiques. Le traitement pendant la primo-infection semble aussi inverser la chute du taux de CD4 qui se produit souvent pendant cette période. Cependant, on ne sait pas si cela changera le prognostic à long-terme.
Il existe des preuves encourageantes qu’un traitement précoce peut changer et améliorer la réponse immunitaire de l’organisme contre le VIH. Les recherches ont montré que le traitement pendant la primo-infeciton, particulièrement, s’il est pris très vite après la séroconversion et avant 6 mois au plus, peut protéger et aider à conserver les cellules immunitaires que l’organisme produit pour combattre le VIH, cellules qui sont normalement infectées par le virus et perdues. D’autres recherches suggèrent que le taux de CD4 chez les personnes qui ont reçu un traitement pendant la primo-infection est beaucoup plus élevé après un an que chez celles qui n’ont rien pris.
Pendant la primo-infection, les grandes quantités de VIH présentes dans le sang et les sécrétions génitales signifient que le risque de transmission du virus est beaucoup plus élevé qu’à d’autres stades de l’infection. Un traitement précoce a le potentiel de réduire cette première augmentation de la charge virale et le risque de passer le VIH.
Cependant, la recherche sur le traitement pendant la primo-infection continue et on n’a toujours pas de réponse définitive sur ses avantages. Certains docteurs ne sont pas convaincus que les avantages du traitement précoce seront poursuivis à long-terme ou après que le traitement soit arrété. Dans certains cas, des personnes ont developpé des symptômes de maladie aigue après l’arrêt du traitement précoce. Les arguments en faveur du traitement précoce doivent être pesés contre les risques d’effets secondaires à long-terme des médicaments antirétrovirals. La lipodystrophie, un trouble de l’utilisation et du storage des lipides par l’organisme, et d’autres troubles métaboliques ont été observés chez les personnes qui ont suivi un traitement précoce. Il peut y avoir d’autres effets secondaires à long-terme qui ne sont pas encore connus.
Découvrir que vous êtes séropositif(ve) peut être très difficile, troublant et bouleversant. Vous aurez peut-être suffisament de difficultés à faire face au diagnostic dans les premières semaines ou les premiers mois sans avoir à décider en plus sur un traitement. C’est important d’être complétement commis à prendre les médicaments car ils doivent être pris de façon très rigoureuses pour éviter l’apparition de VIH résistant aux médicaments. Choisir un traitement précoce peut augmenter la possibilité de développer une résistance aux médicaments à l’avenir et par conséquent d’avoir utiliser tous les meilleurs choix de traitements possibles avant même d’avoir de symptômes.
Il y a plusieurs essais thérapeutiques examinant les avantages d’un traitement pendant la primo-infection, avec des vaccins expérimentaux et ou des traitements basés sur le système immunitaire, ainsi qu’avec des médicaments antirétroviraux. Vous voudrez peut-être y participer. Un des objectifs de ces essais est de découvrir la possibilité de contrôle de l’infection du VIH à long-terme sans avoir à continuer à prendre des médicaments.
