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Qui souffre d’effets secondaires ?

N’importe quel médicament anti-VIH peut avoir des effets secondaires sur toute personne. Le type et la gravité des effets secondaires peuvent varier selon les personnes.

Ceci ne veut pas dire que les effets secondaires sont inévitables, en fait, beaucoup de personnes sous traitement contre le VIH ne souffrent d’aucun effet secondaire.

D’autres personnes trouvent que bien qu’elles soient victimes d’effets secondaires, ceux-ci sont légers et elles peuvent vivre  avec sans trop de détresse ou de désagrément.

Certaines personnes souffrent d’effets secondaires au début, puis ceux-ci diminuent en sévérité ou disparaissent complètement.

Cependant, un petit nombre d’individus trouvent que les effets secondaires sont une des caractéristiques permanentes de certains médicaments et qu’ils ont des conséquences néfastes sur leur qualité de vie, pouvant même parfois provoquer des maladies mentales ou physiques.

Plusieurs facteurs, liés à votre personne, peuvent avoir des répercussions sur le développement potentiel des effets secondaires.

Un des ces facteurs est la race. Par exemple, on sait que les personnes originaires du nord de l’Europe ont beaucoup plus de chances d’avoir le gène responsable de l’allergie à l’abacavir (voir page 4).

Votre sexe peut également avoir des conséquences sur les risques d’effets secondaires. Comme on l’a noté ci-dessus, les femmes ne devraient pas commencer le traitement à la névirapine si leur taux de CD4 est supérieur à 250, alors que les hommes ne devraient pas le commencer si leur taux de CD4 est supérieur à 400. Il se peut également que la redistribution des graisses corporelles (lipodystrophie), développée par certaines personnes qui ont pris des médicaments plus anciens, soit plus sévère chez les femmes que chez les hommes.

La façon dont vous vivez peut également affecter vos risques d’effets secondaires. Certains médicaments anti-VIH par exemple peuvent provoquer une augmentation des graisses sanguines, ce qui peut être pire si vous mangez beaucoup d’aliments gras. On s’inquiète du fait que le traitement anti-VIH peut augmenter les risques de maladies cardiovasculaires, ce qui peut être très inquiétant pour les personnes qui ont des risques additionnels de maladies cardiovasculaires comme le tabagisme.

D’autres médicaments anti-VIH ont été associés à des troubles hépatiques, et ceux-ci peuvent également être causés par la consommation excessive d’alcool ou de drogue. Une infection à l’hépatite B ou C peut également indiquer un risque accru de troubles hépatiques si vous prenez certains médicaments anti-VIH.

Il y a donc des actions à suivre, qui seront également bénéficiaires à votre santé, pour diminuer les risques d’effets secondaires. Par exemple, vous pouvez avoir une alimentation équilibrée, avec beaucoup de fruits et de légumes et sans manger trop de matières grasses, vous pouvez faire de l’exercice, ne pas fumer et ne pas trop boire d’alcool.

Parlez avec votre docteur ou avec un membre de l’équipe médicale responsable de vos soins dans votre clinique si vous voulez des conseils pour changer votre régime, pour arrêter de fumer ou si vous voulez parler à quelqu’un de votre consommation d’alcool ou de drogue.

Si vous avez d’autres facteurs de risques, par exemple des antécédents familiaux de maladies cardiaques, ou une infection à l’hépatite B ou C, il est très important que votre médecin le sache. Ceci vous permettra de trouver avec votre docteur les médicaments anti-VIH qui vous seront les plus appropriés.