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Vendredi 13 février 2009
Les reportages de NAM sur la conférence
Ce bulletin est le dernier de nos bulletins quotidiens vous apportant les dernières nouvelles de CROI. Nous aimerions savoir ce que vous avez pensé de nos reportages, que ce soit les nouvelles publiées sur aidsmap.com ou les bulletins que vous avez reçus. Si vous aimeriez nous faire part de vos commentaires, veuillez nous contacter à info@nam.org.uk.
Nos journalistes publient les nouvelles sur aidsmap.com toute l’année. Si vous n’êtes pas déjà inscrit(e) pour recevoir nos bulletins électroniques réguliers (en anglais uniquement), vous pouvez vous inscrire gratuitement sur notre page d’inscription. Nous avons également l’intention d’envoyer des bulletins quotidiens en français depuis la conférence internationale sur le SIDA qui aura lieu au Cap en juillet. Faites donc attention aux informations qui seront publiées à ce sujet plus tard dans l’année.
Le VIH durcit les artères
Les risques de maladies graves comme les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux semblent être plus élevés chez les personnes séropositives.
On a beaucoup débattu des raisons de cette augmentation des risques. Le traitement avec certains médicaments anti-VIH peut faire augmenter le taux de graisses sanguines, un des facteurs de risque de maladie cardiaque. Mais certains chercheurs ont suggéré que l’infection au VIH elle-même accroît les risques de maladie cardiaque.
Les chercheurs de l’étude FRAM ont montré que l’infection au VIH empire la sévérité du durcissement des artères (artériosclérose) autant que le tabagisme et le diabète.
Ils ont mesuré l’épaisseur de l’artère carotide dans le cou de 433 personnes séropositives et de plus de 5700 individus séronégatifs.
Les résultats ont montré que l’artère carotide était beaucoup plus épaisse chez les personnes séropositives.
C’était également toujours le cas après avoir pris en compte les facteurs tels que l’âge, le sexe, le groupe ethnique et les facteurs de risques traditionnels de maladies cardiaques et pulmonaires comme le tabagisme, le diabète et l’hypertension.
Les risques de durcissement de l’artère carotide semblent être plus élevés chez les femmes séropositives que chez les hommes séropositifs.
Les chercheurs ont estimé que l’infection au VIH augmente indépendamment l’ampleur du durcissement des artères de façon égale aux facteurs de risques de maladie cardiaque bien établis comme le tabagisme ou le diabète.
Bien que les chercheurs estiment qu’il existe plusieurs facteurs associés aux risques de maladie cardiaque chez les personnes séropositives, ils pensent que les effets du VIH lui-même sont “très importants” et beaucoup plus élevés que les effets associés aux médicaments anti-VIH.
Il est recommandé de commencer les traitements anti-VIH lorsque le taux de cellules CD4 d’un individu est aux alentours de 350 cellules/mm3. En effet, parmi d’autres raisons, la recherche a montré que les patients ayant un taux de cellules CD4 à ce niveau, ou plus haut, étaient moins à risque de maladies cardiaques que les patients dont le taux de CD4 était plus bas.
La rosiglitazone – Traitement pour la perte de graisse et la résistance à l’insuline
Il a aussi aidé à réduire la résistance à l’insuline, un des facteurs de risque de diabète.
Cependant, le médicament n’a eu aucun effet sur la perte de graisse sur le visage.
Le traitement à la d4T (stavudine, Zerit) et à l’AZT (zidovudine, Retrovir, également présent dans les pilules de Combivir et de Trizivir)a été associé à la perte de graisse sur le visage, les membres du corps et les fesses. L’utilisation de ces médicaments est désormais évitée autant que possible à cause de ces effets secondaires potentiellement consternant.
Les chercheurs ont conduit un essai contrôlé par placebo auquel a participé des personnes qui prenaient un de ces médicaments et qui avaient perdu des graisses, pour voir si la rosiglitazone avait un effet positif.
Ils ont observé qu’après 48 semaines, les personnes randomisées pour prendre de la rosiglitazone avaient accumulé beaucoup plus de graisse sur les membres du corps que les personnes qui prenaient le placebo.
La résistance à l’insuline s’est également améliorée chez les personnes qui recevaient la rosiglitazone.
Mais le traitement avec le médicament n’a eu aucune effet sur la perte de graisse faciale, le type de perte de graisse qui afflige le plus les patients. Par conséquent on ne sait pas vraiment si la rosiglitazone sera bénéfique en «réalité” aux personnes qui ont développé une perte de graisse.
Le seul traitement pour les personnes qui ont développé une perte de graisse faciale et de la faire rectifier. Les injections à l’acide polylactique (NewFill) sont une des méthodes en place.
Le nombre de nouvelles infections au VIH en Afrique du Sud rurale est toujours élevé malgré de grands efforts de prévention
Les chercheurs ont examiné l’incidence du VIH dans une communauté de 8095 individus entre 2003 et 2007. Il y a eu 536 nouvelles infections au VIH. Le taux de nouvelles infections n’a pas du tout changé pendant la période d’étude, malgré les activités de prévention.
Les résultats montrent également que 50% des personnes ayant testé positives avaient eu un résultat antérieur négatif.
En tout, l’incidence du VIH était de 3.4 sur 100 personnes-années, mais elle était beaucoup plus élevée chez les femmes âgées de 20 à 24 ans (7.7 sur 100 personnes-années) et les hommes âgés de 25 à 29 ans (6.4 sur 100 personnes-années).Les résultats montrent également que 80% des nouvelles infections atteignent les personnes âgées de moins de 30ans.
La tuberculose et le traitement anti-VIH
Une étude a été arrêtée pour cause de résultats inférieurs chez les patients qui prenaient de la névirapine et de la rifampicine
La tuberculose est la cause principale de maladie grave et de décès chez les personnes séropositives au niveau mondial.
On peut soigner la tuberculose chez les personnes séropositives. Cependant, le traitement antirétroviral doit être utilisé prudemment chez les personnes qui suivent un traitement contre la tuberculose. Certains médicaments anti-VIH peuvent avoir des interactions avec les médicaments utilisés pour la tuberculose, et il y a également un risque de syndrome inflammatoire de restauration immunitaire (IRIS).
Le traitement antirétroviral dans les pays aux ressources limitées est normalement fondé sur les INNTI : l’efavirenz ou la névirapine. La névirapine est généralement préférée parce qu’elle est moins chère, qu’elle a été bien étudiée sur les femmes enceintes et les enfants, et qu’elle se présente sous plusieurs combinaisons de doses fixes.
Les chercheurs ont arrêté l’étude à cause de ces résultats.
Le traitement anti-VIH pour les enfants qui suivent un traitement contre la tuberculose à base de rifampicine
La recherche montre que même si la dose de l’inhibiteur de protéase lopinavir/ritonavir (Kaletra) est doublée pour les jeunes enfants qui suivent un traitement pour la tuberculose à base de rifampicine, le taux de Kaletra est toujours trop bas pour traiter le VIH de façon efficace.
L’étude a été conduite en Afrique du Sud. On a administré aux enfants la formule liquide du Kaletra. L’âge médian des enfants était de 15 à 19 mois.
Les tests ont montré que même lorsqu’on doublait la dose de Kaletra, son taux était réduit de 82% à 51% chez les enfants qui prenaient également un traitement antituberculeux à base de rifampicine.
Les chercheurs ont par conséquent conclu que cette approche au traitement “ne devrait pas être recommandée pour les jeunes enfants...Il existe donc un besoin urgent pour établir un co-traitement sans danger, efficace et faisable pour les jeunes enfants souffrant d’une tuberculose associée au VIH ».