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- Centres de soins spécialisés dans le VIH
- Changer de traitement pour cause de résistance
- Changer de traitement pour cause d’effets secondaires
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Changer de traitement pour cause de résistance
L’objectif du traitement anti-VIH est de réduire la charge virale à un niveau si bas qu’elle ne peut pas être détectée par les analyses spécialisées. C’est ce qu’on appelle une charge virale indétectable. La limite de détection des analyses actuelles est de 50 ou 40.
Si votre charge virale ne descend pas à un niveau indétectable et ne se maintient pas à ce niveau, votre VIH risque de devenir résistant à certains ou à tous les médicaments utilisés pour le traiter.
Si votre traitement ne fait pas descendre votre charge virale à un niveau indétectable, vous devez en changer le plus tôt possible
Surveiller la charge virale
Si vous suivez un traitement anti-VIH, votre charge virale doit être contrôlée tous les trois mois environ.
Si votre charge virale est détectable au cours de deux analyses consécutives, votre traitement ne contrôle pas votre VIH et vous devez le changer.
Tests de résistance
Avant de changer de traitement, vous devez faire des tests pour voir quels sont les médicaments auxquels votre VIH est devenu résistant. Lorsque le VIH est résistant à un médicament, il peut devenir résistant aux médicaments similaires. C’est ce qu’on appelle la résistance croisée.
Votre charge virale doit être au moins à 200 pour que les tests de résistance soient efficaces.
Le résultat de vos tests de résistance sera vérifié par un expert qui enverra un rapport à votre médecin. Grâce à ce rapport, votre médecin et vous pourraient choisir les médicaments les plus susceptibles de marcher.
Nouveaux médicaments
L’objectif pour toutes les personnes sous traitement est d’avoir une charge virale indétectable.
Même si votre VIH est résistant à de nombreux médicaments anti-VIH, il y a de nouveaux médicaments à votre disposition qui vous donnent la chance d’obtenir une charge virale indétectable. Les médicaments importants, si vous avez pris beaucoup de médicaments auparavant, sont les inhibiteurs de protéase potentialisés darunavir (Prezista)/ritonavir et tipranavir (Aptivus)/ritonavir, l’inhibiteur de fusion T-20 (enfuvirtide, Fuzeon), l’inhibiteur CCR5 maraviroc (Celsentri) et l’inhibiteur de l’intégrase raltegravir (Isentress).
Il est très important de suivre votre traitement correctement. Pour des informations supplémentaires, voir les fiches info sur l’observance et sur les astuces pour améliorer l’observance.
Continuer un traitement qui ne marche pas
Quelquefois, votre médecin peut vous recommander de continuer un traitement qui ne contrôle pas votre charge virale. Ceci peut être le cas si le choix de médicaments à votre disposition est réduit ou inexistant.
Votre traitement peut toujours avoir un peu d’effet contre le VIH, ce qui signifie que votre taux de cellules CD4 est suffisamment élevé pour réduire les risques d’infection.
L’inclusion du 3TC (lamivudine, Epivir) dans les associations qui n’arrivent pas à contrôler la charge virale semble être particulièrement bénéfique.
Les interruptions de traitement
Interrompre votre traitement pendant quelques temps est une stratégie qui peut être considérée si vous avez besoin de changer de traitement à cause d’une résistance.
L’arrêt du traitement signifie que les souches de VIH résistantes cessent de se multiplier. Ceci peut permettre au VIH sensible aux médicaments anti-VIH de redevenir la population virale dominante.
Mais cette démarche est risquée. Par exemple, vous risquez de tomber malade si votre taux de CD4 est bas. Par conséquent, n’arrêtez pas de prendre vos médicaments anti-VIH sans en avoir parlé avec votre docteur auparavant.
