- La candidose
- La prophylaxie post-exposition
- Les rapports sexuels oraux
- Les rapports sexuels sans protection
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Les rapports sexuels sans protection
Fiche info révisée en janvier 2009
Un rapport sexuel sans protection est le terme utilisé pour décrire toute forme de contact sexuel anal, oral ou vaginal sans utilisation de préservatifs.
Le VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST) peuvent être contractés pendant les rapports sexuels sans protection. Un rapport sexuel avec pénétration anale ou vaginale (l’insertion du pénis dans l’anus ou le vagin d’une autre personne) représente le risque le plus élevé d’IST, cependant, les infections peuvent aussi être transmises par fellation ou cunnilingus (bouche sur organes génitaux) et par contact oral/anal (bouche sur anus).
Rapports sexuels sans protection avec des personnes séronégatives ou celles qui n’ont pas fait le test de dépistage
Si vous êtes séropositif(ve), l’utilisation des préservatifs avec les personnes que vous savez être négatives ou dont vous ne connaissez pas le statut VIH, les protégera contre le VIH et vous protégera tous les deux contre les IST.
Il y a de nombreux débats sur l’infectiosité des personnes séropositives qui prennent un traitement contre le VIH et dont la charge virale est indétectable. La plupart des experts semblent reconnaître que le traitement anti-VIH réduit le risque de transmission, mais que certains risques existent toujours.
La loi est un point important à prendre en compte. Au Royaume-Uni, plusieurs personnes ont été condamnées à la prison après avoir infecté leurs partenaires sexuels(le)s et ne pas avoir révélé leur séropositivité. Vous devez aussi savoir que dans certains pays vous êtes légalement obligé(e) de révéler votre séropositivité à vos partenaires sexuel(le)s.
Rapports sexuels avec d’autres personnes séropositives
De nombreuses personnes séropositives ont des rapports sexuels sans protection avec leurs partenaires séropositif(ve)s. Parmi les raisons citées se trouvent l’intimité et le plaisir.
Cependant, si vous êtes séropositif(ve) et que vous avez des rapports sexuels avec une personne qui est aussi séropositive, il y a plusieurs points importants à considérer avant de prendre une décision sur les rapports sexuels:
- Il y a risque de grossesse en cas de rapports vaginaux sexuels sans protection entre les hommes et les femmes. Il y a un risque de transmission au bébé, lorsqu’un homme séropositif a des rapports sexuels sans protection avec une femme séronégative qui est enceinte ou qui allaite. Il faut néanmoins noter qu’avec le bon traitement, il est possible pour une femme séropositive d’avoir un bébé séronégatif.
- Il y a eu un petit nombre de cas de ‘Superinfection’ avec une nouvelle souche de VIH, qui peut être plus agressive ou résistante aux médicaments anti-VIH. Ceci peut entraîner l’échec des traitements qui se seraient normalement montrés efficaces. Ceci s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Le nombre de cas rapportés est assez petit. Ces cas ont presque toujours impliqué des personnes qui étaient séropositives depuis moins de 4 ans ou qui faisaient une pause dans leur traitement.
- Les rapports sexuels sans protection vous exposent à d’autres infections sexuellement transmissibles. Ceci s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes.
Les infections bactériennes sexuellement transmissibles, telles que les blennorragies ou les chlamydias, peuvent être traitées tout aussi facilement et avec succès chez les séropositifs que chez les séronégatifs, si elles sont diagnostiquées et soignées. Si elles ne sont pas soignées rapidement, elles peuvent conduire à l’infertilité et dans certains cas peuvent endommager les organes internes. La syphilis, particulièrement chez les personnes dont le système immunitaire est gravement touché, peut être plus difficile à diagnostiquer et à traiter et peut être plus agressive lorsque le système immunitaire est endommagé.
Il y aussi les IST virales. L’herpes génital et les vésicules génitales ne sont pas traitables, même chez les séronégatifs. Bien que ces deux infections répondent au traitement, elles peuvent récidiver et sont plus difficiles à contrôler si vous avez un système immunitaire gravement endommagé. L’herpès génital est lié à un risque accru de transmission du VIH, surtout lorsque des ulcères sont présents. Certaines souches de virus responsables des vésicules génitales ont été liées au développement des cancers de l’anus et du col de l’utérus.
Les virus des hépatites A et B et (moins facilement) C peuvent aussi être transmis sexuellement et peuvent être plus compliqués chez les séropositifs. L’hépatite peut abîmer le foie, ce qui peut limiter les choix de traitements contre le VIH et peut également vous rendre très malade.
Il y a des vaccins contre les hépatites A et B (mais pas C), qui devraient être disponibles dans votre centre de traitement contre le VIH. On recommande aux hommes gais en particulier de se faire vacciner contre les hépatites A et B. Une fois vacciné(e), vous devez continuer de vérifier votre immunité aux hépatites A et B régulièrement, car les vaccins n’offrent pas de protection permanente. Il y a maintenant suffisamment de preuves pour déclarer que l’hépatite C peut être transmise sexuellement. Certaines personnes séropositives ont été infectées à l’hépatite C après des rapports sexuels sans protection ou des rapports brutaux comme le ‘fisting’.
Certaines infections opportunistes dont souffrent les séropositifs peuvent être transmises sexuellement. On pense que le sarcome de Karposi est transmis sexuellement sous forme d’herpès. Les personnes séropositives et séronégatives peuvent souffrir d’infections intestinales, telles que Giarda, amibes (petits parasites qui vivent dans l’intestin et causent des diarrhées), Cryptosporidium et Microsporidium, qui peuvent être transmises par les contacts entre la bouche et l’anus et par toutes les activités sexuelles qui peuvent amener des fèces contaminées à pénétrer la bouche. Ces infections peuvent causer des diarrhées très sévères particulièrement chez les personnes dont le taux de CD4 est très bas.
Les IST actives et non traitées entraînent une augmentation de la quantité de VIH dans les sécrétions génitales, ce qui rend la transmission du VIH plus facile si vous avez des rapports sexuels sans protection.
On recommande à toutes les personnes sexuellement actives d’avoir des examens réguliers de santé sexuelle. De nombreux centres de traitement du VIH ont aussi des cliniques de santé sexuelle, qui, au Royaume-Uni, offrent des tests de dépistage et des traitements gratuits et confidentiels.
