Les nouveaux médicaments contre l’hépatite

Douglas Dieterich at EACS 2013. Photo by Liz Highleyman, hivandhepatitis.com
Liz Highleyman
Published: 23 October 2013

Les résultats de plusieurs études présentés à la conférence montrent que les nouveaux antiviraux à action directe (AAD) vont révolutionner le traitement de l'hépatite C (VHC) chez les personnes coinfectées par les virus du VIH et de l'hépatite C.

Les maladies du foie dues à l’hépatite C sont une cause importante de décès chez les personnes qui ont à la fois le VIH et l’hépatite C. Le traitement de norme contre l’hépatite C se compose d’interféron pégylé et de ribavirine et l’objectif du traitement est la guérison, souvent désignée sous le terme de réponse virologique soutenue après la fin du traitement. Cependant, le traitement peut avoir des effets secondaires importants et il ne réussit pas toujours.

Le taux de réponse au traitement s’améliore en ajoutant un inhibiteur de protéase de l’hépatite C. Deux médicaments de cette classe sont actuellement disponibles : le télaprévir (Incivo, Incivek) et le bocéprévir (Victrelis). Cependant, ils sont associés à un certain nombre d'effets secondaires graves, leur posologie est complexe et ils peuvent avoir des interactions avec plusieurs médicaments anti-VIH.

Plusieurs antiviraux à action directe, plus sûrs et plus efficaces, sont en cours de développement, dont l'inhibiteur de protéase simeprevir. Les résultats des études présentées à la conférence ont montré qu’il était efficace lorsqu’il était associé à l'interféron pégylé et à la ribavirine chez les personnes qui prenaient le traitement contre l'hépatite C pour la première fois et chez les personnes qui n’avaient pas répondu aux traitements précédents.

Il existe plusieurs types de virus de l'hépatite C, et ils peuvent réagir différemment aux traitements. Les génotypes 1 et 4 sont généralement plus difficiles à traiter. Dans cette étude, parmi les personnes coinfectées par le VIH et une hépatite C de génotype 1, une réponse thérapeutique a été observée douze semaines après la fin du traitement chez 79% des personnes qui n'avaient pas pris de traitement auparavant et chez 57% des personnes qui n’avaient pas répondu au traitement auparavant (« les non-répondants »).

Le profil d’innocuité et de tolérance du médicament était bon. Les effets secondaires les plus fréquents étaient : fatigue, maux de tête, nausées, éruptions cutanées, démangeaisons et quelques anomalies sanguines.

Une autre étude a montré que les associations à base de simeprevir étaient également efficaces chez les personnes dont l’hépatite C était uniquement de génotype 4. Quatre semaines après la fin du traitement, 90% des personnes qui n’avaient jamais suivi de traitement auparavant avaient répondu au traitement, ainsi que 67% des personnes qui avaient rechuté auparavant (c’est à dire les personnes qui avaient bien répondu au traitement précédent, mais chez qui le virus était redevenu détectable lorsque le traitement avait été arrêté).

Le faldaprevir, un inhibiteur de protéase du VHC, a également été associé à un taux de réponse rapide et positive au traitement.

380 personnes coinfectées aux virus de l’hépatite C et du VIH ont pris du fladaprevir en association avec de l’interféron pégylé et de la ribavirine. Les participants ont tous pris une des trois doses de faladaprevir étudiées pendant 12 ou 24 semaines. Environ un cinquième des participants avaient déjà suivi auparavant un traitement contre l’hépatite C qui n’avait pas marché.

Une réponse au traitement a été observée chez 74% des participants quatre semaines après la fin du traitement. Le meilleur résultat, 84%, a été observé chez les personnes qui avaient pris la plus grosse dose de faldaprevir pendant 24 semaines.

Voir l'article intégral sur aidsmap.com (en anglais)

Traductions de Sylvie Beaumont

Community Consensus Statement on Access to HIV Treatment and its Use for Prevention

Together, we can make it happen

We can end HIV soon if people have equal access to HIV drugs as treatment and as PrEP, and have free choice over whether to take them.

Launched today, the Community Consensus Statement is a basic set of principles aimed at making sure that happens.

The Community Consensus Statement is a joint initiative of AVAC, EATG, MSMGF, GNP+, HIV i-Base, the International HIV/AIDS Alliance, ITPC and NAM/aidsmap
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